Les “cinémas de la patience” comme écologie de la perception cinématographique
DOI:
https://doi.org/10.21747/21832242/litcomp53a3Keywords:
Cinéma contemplatif contemporain, slow cinema, cinéma soustractif, cinécologie, écopoétique et écocritiqueAbstract
Cet article se veut une présentation synthétique du concept de “patience cinématographique”, élaboré dans le cadre de ma recherche doctorale au contact d’un corpus hispanique et hispano-américain contemporain composé des quinze films de la première étape des filmographies de Carlos Reygadas, Lisandro Alonso et Albert Serra, ici mis en dialogue avec la pensée du cinéma de Lucrecia Martel. Il éclaire la question des rapports entre art et (dés)accélération dans la perspective particulière des études cinématographiques, en se donnant pour objet l’étayage circonstancié du lien entre décélération esthétique et écopoétique filmique. Partant du constat d’une accélération générale du régime scopique dans le cadre d’une forme de capitalisme des images, il propose d’interroger les modalités d’appréhension du cinéma en termes de décroissance perceptive. Cette réflexion comparatiste se situe ainsi au croisement des études hispaniques et hispano-américaines, des études cinématographiques et des pensées de l’écologie.
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